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Vous retrouverez ici des partages, témoignages et textes qui nous viennent de membres de notre groupe A.A. Internet. Le groupe Internet Vivre Sans Alcool, porte fièrement le numéro #677-502 et est enregistré comme groupe Internet des Alcooliques Anonymes au Bureau des Services Généraux de New York. Ces textes sont publiés dans le cadre de la semaine de la Gratitude pour la fondation du Mouvement des Alcooliques Anonymes, le 10 juin 1935.





Le 12 janvier 2009, je faisais mon entrée dans une maison de thérapie, pour un séjour de 28 jours, afin de régler mon problème de consommation d'alcool.  Trois jours plus tard, j'assistais à ma première réunion des AA.  On a alors invité ceux qui le désiraient à aller chercher le jeton du nouveau.  Je n'y suis pas allée, car je désirais arrêter de boire, mais je n'étais pas convaincue que je réussirais. 

J'ai attendu à ma dernière semaine de thérapie avant d'aller chercher ce jeton, car je savais que si je le faisais, je prenais un engagement sérieux envers moi-même afin de ne plus consommer d'alcool. Lorsque j'ai pris ce jeton dans mes mains, je savais que je venais de m'engager pour la vie à ne plus consommer.  A ma sortie de thérapie, j'ai fréquenté les meetings AA 2 fois par semaine. 

J'ai pris mon jeton de 30 jours, 60 jours, 3 mois, 6 mois, 9 mois et le 14 janvier 2010, je suis allée chercher mon jeton de 1 an.  Quelle fierté j'ai ressenti à ce moment là.  Je sais maintenant que je peux toujours compter sur le mouvement AA et je continue de le fréquenter 2 fois par semaine.  Je n'ai plus soif et je dis ma prière de la Sérénité  tous les jours et fais de la lecture aussi. 

Merci au mouvement AA.
Suzan



Bonjour mon nom est Sébastien et je suis un alcoolique,

Montréal, Québec, Canada.

 

Je suis abstinent d'alcool depuis 17 ans. J'ai arrêté de consommer, j'avais à l'époque 22 ans. Le mur que j'ai frappé à l'époque était en fait une psychose... Je m'étais retrouvé à l'étage psychiatrique de ma ville. Je me sentais seul, perdu, à ne pas savoir ce qui ce qui m'était arrivé. Une fois mon congé signé, je me suis retrouvé seul dans mon appartement. Pendant ma psychose j'avais une réunion, donc je savais que si je faisais alcooliques anonymes, je pouvais m'en sortir. En fait, ça fait longtemps, je crois que je ne savais pas quoi faire d'autre... Quand j'ai commencé mon abstinence, j'étais prisonnier de mon lit, je n'y sortais que pour aller manger à la soupe populaire ou faire un meeting,

 

Dans mes débuts, je ne savais pas où me placer, à qui parler... J'ai vu des gens qui faisaient de l'accueil, alors je me suis joint à eux... Après quelques semaines, on m'a vite offert le job de café, ça m'a permis de développer mon sentiment d'appartenance. Avec le temps, j'ai recommencé à travailler, ma situation s'est amélioré... J'ai été chanceux, mais mon rétablissement n'a pas été de tout repos... Je me suis beaucoup impliqué mais pour les étapes, je dois avouer que c'était une autre histoire... Peut-être que je me fuyais, en tout cas, j'étais sobre...

 

Il y a maintenant 7 ans et 1/2 j'ai eu un accident d'auto, en revenant d'un meeting. Je me suis réveillé, d'une personne saine un jour à un autre tétraplégique... Mais, avec beaucoup de temps, psychologues, mode de vie, partages... Je suis même retourné vivre en appartement, tout seul. Avec l'aide des préposés, en tout cas, un jour à la fois, j'arrive à affronter chaque jour qui passe... J'arrive à vivre des moments de sérénité et de bonheur. Pas toujours, je ne veux pas dire que c'est toujours facile, mais j'arrive quand même à passer du bon temps.

 

Il y a quelques années, je cherchais un moyen de faire du meeting sur le net... J'avais, entendu parler de meeting par courriel, c'est en cherchant que je suis tombé comme ça, par hasard, sur le groupe en ligne " vivre sans alcool". Depuis, j'ai la piqûre ... Je fais deux meetings physiques avec deux meetings en ligne, c'est bon pour mon équilibre intérieur ou équilibrer mes angoisses... Il ne m'est pas toujours facile de sortir, mais au moins, même sur le net, je ne suis pas isolé. Je peux rejoindre quelqu'un...

 

Plus jamais seul... C'est vrai ! Je ne suis plus la personne isolée de mes commencements...


 Sébastien, alcoolique

 Montréal, Québec, Canada








Bonjour mon prénom est Renée, je suis alcoolique abstinente et heureuse ne de plus consommer de l'alcool par la grâce de Dieu et l'aide du mouvement des Alcooliques Anonymes. 

 

Je suis remplie de gratitude envers Dieu et ce mouvement A.A. toujours en mouvement nonobstant le temps et les modes et ce tout autour du monde; je suis d'origine québécoise ou canadienne française, je vis en France depuis quelques années et je suis privilégiée par la grâce de Dieu d'avoir rencontré A.A. dans un autre pays. Je suis abstinente d'alcool et de tout autre substitut depuis le jour où j'ai demandé à Dieu de m'enlever cette obsession de boire et aussi le goût de cet alcool et aussi toute réserve d'être en mesure de reboire un jour normalement; c'est à dire que l'alcool ne soit pour moi en mauvaise réaction pour mon système nerveux central. 

 

J'ai décidé dès ma première réunion A.A. d'adhérer à cette grande fraternité de femmes et d'hommes que sont Les alcooliques anonymes; une grande école de vie où j'apprends à vivre et laisser vivre; dont le programme des 12 étapes et des 12 traditions savent me faire vivre heureuse sans alcool. Lorsque j'ai compris et comprends encore avec la littérature A.A. et les messages de certains membres dont le rétablissement est authentique toute l'ampleur de l'alcoolisme; une maladie déroutante, lente progressive, incurable et mortelle. Maladie incurable dont les effets peuvent être stoppés en ne consommant pas d'alcool et ce en vivant les douze étapes via l'acceptation de ladite maladie. L'alcool n'est en somme qu'un symptôme d'une personnalité problématique ou tordue et en le sachant tout est devenu tellement plus facile pour moi de gérer ou de stabiliser mes émotions avec Dieu et le programme spirituel des A.A. qui en somme n'est pas une religion, un culte ou une secte mais en redondance un mode de vie spirituel. 

 

Peu à peu avec le temps, je suis entrée dans la compréhension  de ce mode de vie sans alcool; ces principes spirituels ont su et remplacent les spiritueux alcoolisés qui peu à peu atrophiaient la femme que j'étais vraiment. Un réveil spirituel ou un profond changement de personnalité s'est opéré en moi lorsque j'ai su et je sais encore vivre avec une rigoureuse honnêteté ces étapes salvatrices pour l'oiseau blessé que j'étais et que je pourrais redevenir si je me repose sur mes lauriers roses. J'ai aussi appris avec le temps à dire non, à dire oui, à m'occuper de diriger ma vie et non celle des autres, à connaître mes limites face à la fatigue mentale et physique; ennemis de ma personnalité extrêmement forte mais paradoxalement friable car nantis de pieds d'argile; puisque je serai toujours impuissante devant l'acool poison mortel pour l'alcoolique que je suis.

 

Vendredi le 12 juin je vais souffler mes 28 bougies de cette vie sans alcool et je le réitère ma gratitude est immense envers ce Dieu que je n'ai jamais vu mais que je sens agir en moi dans toutes sortes de situations inimaginables de la vie; non je n'ai jamais vu Dieu mais le vent est-ce que je l'ai déjà vu? Et pourtant j'y crois à ce vent lorsqu'il souffle fort ou que sa brise me fait du bien par une journée d'été. 

 

L'alcoolisme n'est pas un déshonneur ou un honneur mais bel et bien une maladie selon l'OMS ou l'Organisme Mondial de la Santé et de cette maladie qui est la mienne, non, je n'ai pas honte!

 

Renée M. m pour miracle

du beau pays de la France





 

J’ai connu le mouvement des Alcooliques Anonymes en 1985 puis après être retourné dans le trafic pour quelques années, je suis revenu en 1993 et pendant 11 années, je n’ai eu à consommer aucune substance pour me maintenir en vie ! Pendant 9 bonnes années, ma vie est devenue normale jusqu’à ce que je rencontre une femme dont je suis tombé amoureux. Elle est vite devenue ma Puissance Supérieure et j’en suis venu à croire qu’elle seule pouvait me donner une raison de vivre. Mais suite à notre séparation, j’ai planté du nez et je n’ai jamais été capable de me relever. Incapable de trouver de l’aide car cette relation avait fait le vide autour de moi, j’ai décidé de quitter mon patelin, mes amis et amies, ma famille et mes enfants. Je me suis isolé dans un endroit perdu, loin des grandes villes et j’ai progressivement mis de côté le mode de vie qui auparavant m’avait sauvé la vie.

 

L’isolement est semblable à une falaise où un jour ou l’autre on finit par mettre le pied dans le vide. Quelques mois plus tard, perdu dans un monde perdu, j’ai pris ma première consommation après m’avoir convaincu que c’était le seul remède. C’était ça ou le suicide ! Rapidement, mon mode de vie devint semblable à celui d’une barque que l’on avait détachée de son quai. En dehors du mouvement, j’étais désormais à la merci d’une maladie grave, sournoise et insidieuse. Une maladie qui, je le savais, me mènerait soit à l’hôpital, soit en prison ou à la morgue.

 

Comme on le dit souvent, une fois que l’on a connu le mouvement, on ne consomme plus de la même manière. Ainsi, mon pain quotidien devint de plus dur à avaler. Des sentiments de honte, de déprime et de découragement qui m’amenèrent qu’à une pensée : mettre fin à mes jours. Je n’avais plus d’espoir car je venais de tout foutre en l’air, surtout, un peu plus de onze années de rétablissement et de travail sur moi-même…

 

Ma chute dura pendant quatre longues années et malgré que j’aie tenté de m’accrocher avec peine et misère à toutes sortes de « méthodes », j’atteins finalement le fond. On dit qu’une rechute se prépare avec des réserves que l’on entretient tranquillement dans notre for intérieur. Je pense que moi, j’ai entretenu progressivement l’idée de vouloir mettre fin à mes jours.

 

Si je ne l’avais toujours pas fait c’est qu’une phrase me hantait depuis longtemps, une phrase qui un jour m’avait fait connaître les Alcooliques Anonymes : Il n’est pas nécessaire de mourir pour arrêter de souffrir.

 

Ainsi dans la nuit du 18 janvier 2009, j’étais de retour à la maison après avoir participé à l’anniversaire de ma petite fille qui fêtait ses deux ans. Ce soir-là, dans la discussion avec les membres de ma famille, les mots qui avaient été prononcés m’avait blessé profondément et ce fut la goutte qui fit déborder le vase.

 

J’avais deux heures de route à faire, il neigeait, la route était sensiblement glissante. J’avais les yeux plein d’eau et le cœur en lambeaux, ce qui perturbait mon état de conscience. Probablement qu’il devait y avoir encore une fin tragique pour que je lâche prise et que je revienne dans le mouvement. De toute manière, j’ai perdu le contrôle de la voiture et j’ai eu un accident qui aurait pu être fatal pour moi. Je crois que j’ai été sauvé une fois de plus par ma Puissance Supérieure.

C’est à la suite de cet accident de voiture que j’ai pris la décision d’arrêter de boire. Malgré ma déchéance, j’étais incapable d’aller vers les autres. Incapable de trouver le courage d’aller chercher un ticket pour l’aventure du rétablissement. (De faire une réunion). Probablement que j’étais trop orgueilleux ou trop honteux mais j’étais surtout brisé au point d’avoir perdu confiance… Confiance en moi et aux autres.

 

Pourtant, chaque matin, j’entendais l’appel dans ma méditation, dans mon esprit confus et je ne pouvais l’empêcher. Le message revenait à tout coup : « souviens-toi de ce qui a déjà marché pour toi ! » Et un bon jour, seul dans ma chambre, j’ai osé taper les lettres AA sur Google et j’ai appuyé sur le bouton RECHERCHE. Je ne peux pas dire ce que je cherchais vraiment, une phrase pour me donner le courage de me prendre en main. Un mot pour me guérir, un texte pour me donner de l’espoir ? Une liste de réunions ou si je cherchais un ami qui comme moi, était là, chez lui, seul et isolé ? Un guide, un parrain virtuel ?

 

De toute manière, je cherchais quelque chose et comme la recherche n’avait pas donné le résultat escompté, j’écrivis les mots clefs : réunions AA en ligne. Voici le résultat : Groupe Vivre Sans Alcool (BSG #677502) des Alcooliques Anonymes... Alcooliques Anonymes Francophones en ligne, réunions parlées. ... Étapes. - Microphone nécessaire pour être en mesure de parler lors des réunions - ... aafranco.iquebec.com/ -

 

Vivre… sans alcool. Je me souviendrai toujours que c’est le mot VIVRE qui m’a frappé de plein fouet car depuis mon accident, je n’avais pas cessé de penser qu’à une chose : MOURIR.

 

Voilà comment une petite goutte d’espoir s’est infiltrée en moi au travers des sombres nuages faits de ressentiments, d’idées noires et du désir sincère de mettre fin à mes jours. J’ai alors osé écrire au groupe et dès cet instant, ma vie a commencé à changer. J’ai été accueilli comme si j’avais osé franchir la porte d’un sous-sol d’église où jadis, j’allais faire des réunions.

 

La personne m’a accepté tel que j’étais et elle ne m’a pas posé de questions. Elle m’a proposé de l’aide et je me suis dit : « Ca y est ! La main d’AA est de nouveau à ma portée ». Du coup, j’eus enfin le sentiment d’obtenir une nouvelle chance et j’ai cru à nouveau que je pouvais m’en sortir.

 

Quelques jours plus tard, j’assistai à ma première réunion en ligne, c’était ma première réunion depuis ma rechute. Et quelle réunion ! Merci mon Dieu ! Bien installé devant mon ordinateur, me sentant totalement anonyme, je fis mes premiers pas sur le chemin du rétablissement et je suis resté abstinent.

 

Pour la première fois depuis des années, j’eus la chance d’exprimer à quelqu’un d’autre ce que je vivais et surtout, je pouvais oser demander de l’aide ! Souvent, l’être malade n’a besoin que d’un peu d’écoute, un peu d’attention, pour pouvoir retrouver le chemin du rétablissement et surtout pour pouvoir remettre sa chaloupe dans l’océan en mouvement.

 

Sans peurs, ni craintes, j’ai pu à nouveau m’accrocher au mouvement des AA et des membres qui le composent. Ce jour-là, est devenu le plus beau jour de ma vie. Je me suis senti aimé et compris, j’ai ressenti la force qui anime le mouvement des AA. Et je me suis dit : « juste pour aujourd’hui, je vais me laisser bercer par les vagues… et je me suis abandonné. »  Voilà, grâce au Groupe Vivre Sans Alcool, aujourd’hui, je suis abstinent depuis 142 jours ! Ce groupe a été le « coup de pouce » dont j’avais besoin, la petite tape dans le dos qui m’a permis de rester abstinent et surtout, de croire à nouveau à un programme de rétablissement. Moi, qui me croyais fini et bon pour la casse !

 

De plus, ce jour-là, on m’a proposé de faire une réunion physique, car, m’a-t-on dit avec bienveillance, un meeting où tu peux voir les visages, donner des poignées de main, et surtout, parler en tête à tête, est une assurance et un gage de réussite.

 

Le mercredi suivant, je suis allé visiter le groupe AA Matawin à quelques minutes de chez-moi. Au moment prévu de la réunion, je me suis levé et avec une boule dans la gorge et des papillons dans le ventre, face à une dizaine de gens inconnus, j’ai dit d’une voix tremblotante : « Je m’appelle Alain et je suis un alcoolique… »

 

Depuis, ma vie a commencé à changer, je n’ai pas eu soif et je pense de plus en plus souvent à vivre plutôt qu’à mourir. Le miracle s’est à nouveau produit dans ma vie et j’ai retrouvé un mode de vie adapté à ma personnalité. 

 

Aujourd’hui, ma gratitude s’exprime quand je vis à la manière d’AA et je tends à mon tour la main à d’autres membres. Quand je prépare la salle de réunion, quand je prépare le café, quand je lis une lecture, quand je prends le temps d’écouter, je le fais avec gratitude et avec amour.

 

Gratitude pour les prédécesseurs qui ont pavé le chemin, donnant ainsi à d’autres une méthode simple mais efficace pour venir en aide à ceux qui souffrent encore. Gratitude pour ceux qui ont pris le relais, gratitude pour une Puissance Supérieure qui a maintenu ce mouvement vivant, malgré les crises écologiques, les crises économiques et les crises disons-le, tout à fait humaines…

 

Je remercie ceux qui dans ce monde de progrès, ont eu l’inspiration d’en faire encore plus et d’adapter le mouvement des AA, jour après jour, à celui de notre société moderne. Que ce soit grâce au téléphone, les bureaux de services, les services de réponses automatiques, la télévision, la radio et l’informatique et dans mon cas le monde de l’Internet.

 

Merci à ceux qui se sont dit : « Si quelqu'un, quelque part, tend la main en quête d'aide, je veux que celle des AA soit là… » Merci car c’est grâce au Groupe Francophone en ligne, Vivre sans alcool, des Alcooliques Anonymes que je peux aujourd’hui vous partager mon aventure.

 

Alain, alcoolique abstinent.

Canada






Bonjour les Aamis, je m'appelle Frédérique et je suis alcoolique. J'ai connu les réunions internet par le biais d'un ami. Il est venu chez moi installer le logiciel et depuis ce temps je n'ai pas décroché. Ca me fortifie d'entendre tous ces partages le dimanche soir. Ca me réconforte d'entendre tous ces accents différents.

Bref, le dimanche soir je décompresse. Voilà ce qu'est Alcooliques Anonymes sur Internet pour moi.

Merci de m'avoir lu.

À bientôt,

Frèd.
France





PASCAL , ALCOOLIQUE - TOXICOMANE


Je Me Suis Rendu Compte

Merci ! Mon Dieu !

 

Je me suis rendu compte que j’ai vraiment été chanceux et il faut que je remercie Dieu et les Alcooliques Anonymes pour l’état dans lequel je suis aujourd’hui, je ne m’étais jamais rendu compte de cela .Merci mon Dieu de me donner la chance de guérir cette maudite maladie qui me suivait à tous les jours « non – stop », qui est l’alcoolisme. Je n'aurais jamais été guéri de cette maladie sans l’aide de Dieu et des AA, car cette maladie est très contagieuse pour moi et cette maladie va me suivre tout au long de ma nouvelle vie qui commence immédiatement aujourd’hui, un jour à la fois et 24 heures à la fois

 

Merci mon Dieu de ne pas être en prison, de ne pas être fou, et surtout de ne pas être mort, car Dieu sait ce que ceci aurait pu arriver à maintes reprises. Merci mon Dieu d’avoir la chance maintenant de vivre la vie à fond avec ma femme et mes enfants.

 

MERCI MON DIEU !!!!!

 

- BON 24 HEURES À TOUS –

Pascal, Canada







Bonjour,
 
je m'appelle Philippe, malade alcoolique abstinent et très content de l'être.
 
Gratitude et reconnaissance au mouvement AA, bien sûr : où serais-je si un autre AA ne m'avait un jour indiqué un lieu de réunion dans mon quartier et si je n'avais pas écouté ce qui m'y a été dit.
 
Gratitude et reconnaissance aussi pour tous les ami(e)s du groupe en ligne "vivre sans alcool" (bsg ny #677-502), qui, 4 fois par semaine, tiennent des réunions AA parlées au micro, dans le respect des traditions du mouvement, grâce à quoi j'ai eu l'occasion de rencontrer des membres d'un peu partout dans le monde (francophones ou non). Partager "AA" avec des membres à des milliers de kilomètres, derrière son micro et son écran d'ordinateur, cela peut ne pas être réellement différent d'une réunion normale. 
 
Souvenirs marquants parmi d'autres : un expatrié en Afrique, pas de réunion ni de contact AA du tout là-bas, venu 3 mois écouter ce qu'on partageait; des réunions depuis un cyber-café en Suisse; un ami handicapé qui a pris du service dans le groupe; un ami marocain qui cherchait des réunions AA au Maroc et à qui a pu être indiquée une réunion NA dans sa ville; des amis d'Indes, des USA, du Canada, de France, de Suisse et d'ailleurs qui sont restés des amis; des services rendus au mouvement via la salle virtuelle; d'autres pour qui c'était le tout premier contact avec AA et qui continuent à participer aussi au groupe en plus de leur groupe d'attache habituel; certains qui, après une rechute, ont réussi à se reprendre en passant d'abord par la salle virtuelle; d'autres qui tiennent des réunions "littérature AA", etc... Et....surtout, c'est un vrai groupe...qui transmet le message et qui partage.
 
Gratitude et reconnaissance, parce que nous sommes enregistrés de façon officielle au BSG de New York. 
 
Gratitude et reconnaissance, parce que cette forme de réunion, même si elle est généralement complémentaire aux réunions physiques, peut aussi être plus que vitale pour certains : entendre des amis partager de vive voix quand on est isolé ou incapable de se déplacer peut se substituer à une réunion normale.  
 
Gratitude et reconnaissance, parce que des amis tiennent les 2 salles ouvertes quasi 24/24 7/7 et que le groupe a des projets pour utiliser encore mieux ou plus les possibilités techniques de l'Internet afin de continuer à transmettre le message.
 
On m'avait dit : "Reviens, ça marche", "tu n'es plus seul"....je ne puis que le confirmer
 
Je ne rendrai jamais autant que ce qui m'a été donné.
 
AA+
Bruxelles, Belgique





En cette semaine de la gratitude, je veux dire merci d'avoir connu A.A. et merci d'avoir A.A. sur Internet,  parce que moi j'ai eu un accident et juste le fait de pouvoir aller écouter et discuter sur Internet me sauve souvent de mon premier verre, parce que je ne peux pas sortir souvent de chez moi à cause des fréquentes douleurs. Donc, grâce a un membre qui m'a dit que je pouvais faire des meetings sur Internet,  j'étais très content aujourd'hui ! Merci A.A. d'être vraiment partout et dans ma vie !


Guy G.

Trois-Rivières, Canada 
Merci A.A.

P.S. je ne le dirai jamais assez MERCI







Je m’appelle Yann L., je suis alcoolique, abstinent depuis le 27 octobre 2001, et membre des AA depuis le 27 novembre 2001.

 

 

Je vais essayer de vous raconter comment j’ai découvert la réunion audio du groupe « vivre sans alcool », et pourquoi j’y suis désormais attaché.  Je suis un AA de base, j’ai fait quelques services électifs, je suis actuellement RSG de mon groupe d’attache, que j’ai ouvert en mars 2007 avec  quelques amis. Je participe à des permanences hospitalières et  des IP. J’ai beaucoup d’amis AA dans ma vie, et cela m’est nécessaire.

 

J’ai mis en place un blog il y 2 ans pour partager les trouvailles que je faisais sur internet quant au monde AA. Il faut savoir qu’en France, la culture AA est embryonnaire. Bien des choses qui peuvent sembler normales sur le nouveau continent nous sont étrangères. Internet est un média extraordinaire, car il nous donne accès à une somme énorme d’expériences, de témoignages, qu’il nous faut traduire, pour le rendre accessible aux aamis francophones.

 

Un jour, je suis tombé, au hasard d’un « surf », sur la page du groupe internet  francophone. En quelques clics, j’ai installé paltalk et me suis connecté. Il faut savoir que je déteste MSN, que je ne participe plus à aucun forum ni « tchat ». Cependant mon intérêt était éveillé, et ce que j’avais lu sur la page internet m’avait plu. De plus, j’ai appris en AA à ne pas critiquer ou émettre d’opinion sur ce que je ne connais pas. J’ai donc essayé. Je crois que la 1ère personne avec qui j’ai conversé est Philippe de Bruxelles, mais ce peut être André … Et d’emblée, j’ai été conquis. Je suis tombé sur ces gens et c’était comme si je les avais toujours connu.


Conquis est peut-être un mot un peu faible, je devrais dire émerveillé. En effet, chaque dimanche soir se reproduit ce miracle qu’est cette réunion pour moi : partager avec des amis de plusieurs continents, pays, nationalités, depuis mon salon, en ressentant cette étrange fraternité que je trouve toujours dans les réunions AA … Tout à coup, les distances sont abolies, le temps n’existe plus, il n’y a plus d’heures qui tiennent, la réunion se passe dans cet espace particulier et renforce d’une manière extraordinaire mon sentiment d’appartenance à ce mouvement merveilleux. Je me rappelle du jour où j’ai éprouvé pour la 1ère fois ce sentiment : un jour gris d’automne, j’étais assis devant mon groupe d’accueil avec 2 heures d’avance, démoralisé, remâchant des idées sombres, quand soudain m’est venue en tête la pensée que, quelque part dans le monde, en ce moment, un groupe d’amis se tenait la main en disant la Prière de la Sérénité … et je ne sais pourquoi, moi qui était si renfermé dans ma colère envers moi-même et ma peur des autres, cette pensée m’a fait voir le soleil derrière les nuages, et j’étais heureux.

 

La réunion audio internet renouvelle pour moi chaque dimanche cette expérience. Vous ne pouvez savoir à quel point cela est important pour moi. Je n’ai pas découvert l’abstinence en AA, mais un programme pour le demeurer, et surtout pour faire de moi un être humain. Je n’ai pas le choix, si je ne consens pas cet effort quotidien, je redeviendrai la bête que j’étais devenue dans l’alcool. Et cette réunion m’y aide beaucoup. Je suis alcoolique, c’est vrai, mais également un grand rêveur, et le groupe audio me donne l’occasion de vivre ce que je n’aurais jamais pu imaginer dans mon alcool, le partage fraternel avec d’autres êtres humains dans un scénario de science-fiction !

 

Tout ceci serait anecdotique et assez égoïste s’il ne s’y ajoutait une indéniable dimension utilitaire. En effet il y a un an, un de mes meilleurs amis en AA, Jean Luc a fait une dépression qui l’a amené à se replier sur lui-même et à ne plus fréquenter de réunions physiques. Jean Luc avait à l’époque 16 ans d’abstinence. Il a participé à quelques réunions paltalk, et je peux dire qu’elles furent pour lui un rayon de soleil dans sa souffrance. Jean Luc était handicapé (polio), assez isolé en campagne, et il était très reconnaissant aux amis ayant mis en place cette réunion. Il a pu retrouver le chemin de son groupe d’attache, et lui dire adieu avant sa mort.

 

C’est dans une réu paltalk que j’ai entendu Jean Luc partager pour la dernière fois. J’ai vu débarquer des nouveaux , revenir des « re-nouveaux », j’ai entendu pleurer des amis dans la souffrance et j’ai aussi pleuré, j’ai rigolé en entendant des anecdotes savoureuses, j’ai mis au chapeau, et j’ai bu des hectolitres de café virtuel … tout ça avec des amis à des milliers de kilomètres . L’été dernier, je suis allé à Bruxelles. J’y ai rencontre quelques aamis que je connaissais déjà, mas là, je les ai vu physiquement. Je sais qu’un jour je peux aller au Québec, j’y ai déjà des amis, comme en Suisse ..

 

Pour toutes ces raisons, j’ai un immense sentiment de gratitude comme de reconnaissance pour le mouvement AA, les membres qui le composent et la Puissance Supérieure qui veille sur lui.  Ce sentiment, c’est à moi de l’entretenir, c’est à moi de considérer chacun de mes pas en AA comme un  moment merveilleux, c’est à moi d’apprendre à trouver dans le quotidien le germe de beauté qui s’y trouve forcément et c’est moi que je dois convaincre, quand je succombe à mes « vieilles habitudes », que chacune des aubes qu’il m’a été donné de vivre depuis que j’ai rejoint les rangs des AA a été, à chaque fois, la promesse d’un nouveau départ, et non plus l’annonce d’une fin imminente comme dans mon alcoolisme actif.

 

Oui, comme le disait Bill, la gratitude est le plus beau sentiment que je puisse éprouver, et si je l’oublie, je suis perdu.


Alors merci à vous tous, amies et amis du monde entier, de m’avoir permis de réintégrer la communauté des êtres humains, de m’avoir écouté, même quand je n’avais rien à dire, d’avoir comblé mes absences par votre présence, et de m’avoir permis, un jour à la fois, de transformer le fumier de mon passé en terreau fertile.

 

Yann L.
France

 




 

 

Bonjour mes AAmi(e)s,

Mon prénom est André et je suis alcoolique.

J'ai connu les Alcooliques Anonymes en octobre 1993 par le biais d'un très bon ami à moi qui s’était joint au mouvement 1 semaine auparavant. J’ai immédiatement aimé ce que j’ai vu en réunion. Déjà, lors de mes premières réunions, j’ai vu des beaux yeux clairs, de vrais sourires, reçu des poignées de mains sincères qui m’ont accueilli. Comme il est mentionné dans la littérature A.A.; "Si vous avez décidé que vous voulez ce que nous avons et que vous voulez tout faire pour l'obtenir, alors vous êtes prêts à prendre certaines mesures.", j’ai exprimé haut et fort que j’étais prêt à tout faire pour m’en sortir. On m’a alors présenté les services et j’ai décidé de m’impliquer "à fond" avec les Alcooliques Anonymes de 1993 à 1999.

Suite à une intervention chirurgicale importante en 1999, j’ai rencontré, à l’hôpital, une membre des A.A qui m’a expliqué que je pouvais assister à des réunions via l’Internet avec un logiciel gratuit. Vu que je devais rester à la maison dû à une convalescence de plus de 4 mois et qu’en plus, mes déplacements étaient extrêmement limités, j’ai décidé d’essayer d’assister à leur réunion A.A. sur Internet. Principe de réunion simple, et j’avais seulement besoin d’un microphone et d’une connexion Internet. Il y avait à l’époque 1 réunion en français à laquelle j’avais assisté plusieurs fois mais tout à coup, ce groupe francophone avait fermé, ne me laissant qu’avec des réunions A.A. en anglais pendant plusieurs mois. Je suis bilingue, alors ce n’était pas un problème à prime abord, sauf au moment où j’ai eu besoin de partager mon vécu et c’est là que j’ai réalisé que certains passages s’exprimaient plus difficilement dans une autre langue que ma langue maternelle.

De 2001 à 2005, je suis resté très impliqué dans mon groupe ainsi que dans mon district, tout en assistant à quelques réunions A.A. sur Internet. En 2006, vu que mon travail chevauchait de plus en plus souvent les heures de réunions en salles et que mon horaire n’était plus vraiment compatible avec celui des réunions physiques, j’ai alors augmenté mes visites aux réunions virtuelles sur le net. À la recherche d’un groupe A.A. francophone pour un ami A.A. qui ne parle pas anglais, j’ai rencontré alors en 2006 un membre de Belgique. Nous étions tous deux, dans une réunion A.A. virtuelle d’un groupe australien anglophone. En discutant avec lui pendant cette réunion, nous avons décidé d’échanger un peu plus sur l’idée et avons conclu qu’une réunion francophone s’imposait. Il avait déjà à sa disposition, une salle virtuelle, et nous étions 2. Les ingrédients de base y étaient… 2 alcooliques, une salle, un désir de s’en sortir, de partager ensemble et d’aider d’autres alcooliques qui en ont besoin. Mon ami s’est alors joint à nous et un autre ami belge à fait de même à son tour.

Au fil du temps, les personnes ont commencé à venir "voir" et écouter ce qui se passait. De fil en aiguille, j’ai servi, et je sers toujours, auprès de ce groupe Internet, nous avons cherché des façons plus efficaces de "transmettre" le message. Les gens qui venaient nous voir étaient des gens qui ne pouvaient pas assister aux réunions en salles à cause de différents problèmes, soit de santé, de problèmes de mobilité, des handicaps ou encore qui habitaient dans des régions éloignées ou qui ne pouvaient se déplacer à leur guise. Certains d’entre eux sont restés avec nous et servent encore aujourd’hui dans notre salle virtuelle. Nous sommes passé d’une réunion par semaine à quatre réunions maintenant. La salle est virtuelle, mais la présence, l’écoute et la souffrance sont réelles. Il n’y a pas que des alcooliques abstinents qui visitent nos salles, certains viennent juste "pour voir", d’autres viennent écouter pour leur conjoint et certains admirent seulement notre beau mode de vie. Certains cherchent des réunions où aller et avec l'aide des listes de réunions de plusieurs pays, accessibles via Internet, nous pouvons les diriger vers celle la plus proche de chez eux ou encore leur donner le lien vers de l'information sur les Alcooliques Anonymes en direct sur le net. Souvent, en moins de 10 minutes, on peut aider quelqu'un en lui trouvant une réunion, un numéro de téléphone dans sa région, tout ça, grâce à une infrastructure web de plus en plus complète et simplifiée.

Jamais je n’aurais pensé, en 1999, qu’Internet pourrait faire partie des outils de transmission du message A.A. Je remercie ma puissance supérieure de m’avoir guidé doucement dans cette voie. Ce groupe virtuel, me permet, depuis plus de 3 ans maintenant, de "faire ma part" et d’aider à transmettre le message des A.A. à des gens qui, autrement, seraient simplement chez eux à s’ennuyer. Maintenant, je peux partager avec eux la grandeur de A.A. mais surtout, c’est une chance inouïe pour moi de remettre une infime partie de ce que les Alcooliques Anonymes m’ont donné gratuitement.

Au fait, je suis toujours autant impliqué au niveau des vraies réunions, je prépare le café dans mon groupe d’attache et je suis aussi impliqué dans ma région comme représentant de district régional (R.D.R). Donc, le virtuel est pour moi un excellent COMPLÉMENT aux réunions en salles, MAIS rien ne vaut la poignée de main ferme et les sourires expressifs que je vois en salle.

À défaut de pouvoir y assister en personne, maintenant, j’ai un plan B… un réunion A.A. sur internet.  J’y retrouve des ami(e)s A.A. francophones venant de partout dans le monde; Belgique, Canada, France, Bulgarie, Finlande, Maroc, Brésil, Mozambique, Australie, USA, Thaïlande, Arabie Saoudite, Émirats Arabes Unis, Indes, Mali, Suisse, Hollande, Vietnam,... des alcooliques qui ne cherchent qu’une chose… partager entre eux leur expérience, leur force et leur espoir dans le but de résoudre leur problème commun et d'aider d'autres alcooliques à se rétablir.

Longue vie aux Alcooliques Anonymes et merci d’exister !

André
Alcoolique en rétablissement,
Québec, Canada.

Membre du groupe francophone Internet Vivre Sans Alcool
enregistrement #677-502 au BSG de New York

 



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  • : Les Alcooliques anonymes sont une association d'hommes et de femmes qui partagent entre eux leur expérience, leur force et leur espoir dans le but de résoudre leur problème commun et d'aider d'autres alcooliques à se rétablir.
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